Le mot du Président

Le mot du Président

L'Amicale des Collectionneurs du Gévaudan fédère philatélistes, numismates, cartophiles mais aussi tout autre type de collections, de Mende mais également de toute la Lozère.

Elle édite un bulletin qui est le lien entre les amicalistes, ceux-ci se retrouvent le 3ème dimanche de chaque mois dans leur local où, après la réunion du bureau, ils peuvent s'échanger leurs pièces de collection et aborder divers sujets concernant leur passion. Le service de circulation mis en place permet aux adhérents qui le souhaitent de compléter leur collection.

L'APG organise chaque année en avril le "Carrefour Toutes Collections" à Mende ainsi que les "Rencontres des Collectionneurs de Haute-Lozère" début octobre à Saint Chély d'Apcher, elle participe à diverses manifestations culturelles de la ville de Mende et du département, elle propose à partir des collections de ses adhérents des expositions très appréciées du public.

Nous serons très heureux de vous accueillir nombreux au sein de notre association.

Venez nous rencontrer le samedi 14 novembre au Salon M'Lire à la Halle Saint-Jean à Mende. .


Message défilant

Prochaine réunion (Assemblée générale) dimanche 15 novembre au siège de l'Amicale à partir de 10h, 2 rue Henri Rivière à Mende

dimanche 1 juin 2014

Adjudication de l'entreprise du transport des dépêches de Génolhac-gare à Florac au début du 20ème siècle


 

 

La Poste fait un appel d’offres pour l’entreprise du transport des dépêches en véhicule attelé tiré par des chevaux, entre Génolhac-gare et la recette de Florac (50 kilomètres) avec la desserte des recettes de Vialas, du Pont-de-Montvert et des établissements de facteur receveur de Saint-Maurice-de-Ventalon et Cocurès. Le service demandé commence avec un départ de Génolhac-gare à 2h15 du matin pour arriver à Florac à 9h15 du matin et dans l'autre sens, un départ de Florac à 5h00 du soir pour arriver à Génolhac-gare à minuit. Les soumissions sont à déposer avant le 02 janvier 1901. Chaque soumissionnaire peut consulter le cahier des charges comprenant 10 pages :

A la page 4 du cahier des charges, la présence de la boîte aux lettres mobile fixée à la voiture demeure à la charge de l’adjudicataire, avec les conditions de circulation du  véhicule attelé sur tout le parcours.

Après la Première Guerre Mondiale, les entreprises de transport de dépêches sont effectuées en véhicules automobiles.

Voici le cahier des charges (10 pages) :










 
Le bureau de poste de proximité du Pont-de-Monvert en juin 2013. L'inscription du nom du bureau sur la façade date de 1935.
 
 

vendredi 2 mai 2014

Les hôpitaux mendois durant la Première Guerre Mondiale 1914-1918


Commémoration du centenaire de la Grande Guerre

Les hôpitaux mendois durant la Première Guerre Mondiale 1914-1918

Bien que le département de la Lozère fût situé loin de la ligne de front et des combats et d’un accès ferroviaire difficile, quelques formations sanitaires temporaires furent ouvertes afin de soigner les Poilus blessés ou malades. L’offensive allemande et les premiers combats furent rudes et sanglants.

 Les arrivées des premiers trains de blessés et de malades en gare de Mende en septembre 1914, d’après les correspondances adressées par le Chef de gare de Mende et l’Autorité militaire au Maire de Mende Émile Joly :
       -         10 septembre 1914 : 200 blessés arrivés à 12h54,
-         11 septembre 1914 : 200 blessés arrivés dans deux trains à 11h24 et 12h54,

       -         14 septembre 1914 : 122 blessés arrivés à 8h24,

-         29 septembre 1914 : 160 blessés arrivés à 20h24.

  
L'arrivée de deux trains de blessés en gare de Mende le 11 septembre 1914.
 

La réquisition de bâtiments publics  pour soigner les soldats en cas de conflit était prévue. Les soldats blessés  et les soldats malades furent répartis dans les différents hôpitaux de la ville. Tout d’abord, il y avait l’hôpital mixte qui soignait les civils et les militaires, en temps de paix comme en temps de conflit, puis quatres hôpitaux temporaires qui deviendront rapidement des hôpitaux complémentaires (n° 7, 19, 20 et 27). Un peu plus tard sera ouvert l'hôpital auxiliaire n° 111. A noter la présence d'une cantine à la gare de Mende.
 

Demande adressée au Préfet de la Lozère le 14 février 1900 par l'Autorité militaire, sur les établissements de la ville de Mende qui pourraient être transformés en hôpitaux temporaires en cas de conflit. Il est  mentionné : "Collège, les Ecoles Normales des Instituteurs et Institutrices."

 
 
L'hôpital mixte



Timbre de l'hopital mixte (service de santé de la plage de Mende) au bas d' une lettre datée du 19 février 1916.

 

Timbre de l'hopital mixte (salles militaires de l'hospice de Mende) au bas d'une lettre datée du 14 février 1916
 
 
L'hôpital complémentaire n° 7 ouvert le 2 août 1914 dans les locaux de l'Ecole Normale d'Institutrices.
 
L'Ecole Normale d'Institutrices dans laquelle fut ouvert l'hôpital complémentaire n° 7.
 

Timbre de l'hopital temporaire n° 7 au bas d'une lettre datée du 14 décembre 1914.
 
L'hôpital complémentaire n° 19 ouvert le 11 août 1914 dans les locaux du Collège de garçons.

 
Collège de garçons dans lequel fut ouvert l'hôpital complémentaire n° 19.

Timbre de l'hopital temporaire n° 19 au bas d'une lettre datée du 25 janvier 1915.

Carte postale ayant circulé en franchise, expédiée le 28 octobre 1914 par un Poilu soigné dans l'hôpital temporaire n° 19 situé au Collège de garçons.

Restitution du bâtiment abritant l'hôpital complémentaire n° 19 (collège de garçons) le 1er septembre 1915.


L'hôpital complémentaire n° 20 ouvert le 8 août 1914 dans les locaux du Grand Séminaire. Lors de son ouverture, il offrait 240 lits.
 
L'Ecole de Théologie Catholique (Grand Séminaire) dans laquelle fut ouvert l'hôpital complémentaire n°20.



Timbre de l'hopital temporaire n° 20 au bas d'une lettre datée du 11 octobre 1914.
 

Timbre de l'hopital temporaire n° 20.
 

L'hôpital complémentaire n° 27 ouvert le 2 août 1914 dans les locaux de l'Ecole Normale d'Instituteurs.

L'Ecole Normale d'Instituteurs dans laquelle fut ouvert l'hôpital complémentaire n° 27.
 




Timbre de l'hopital temporaire n° 27 au bas d'une lettre datée du 02 janvier 1915.

L'hôpital auxiliaire n° 111 ouvert le 02 septembre 1915 dans les locaux du Petit Séminaire.


Le Petit Séminaire au début du 20ème siècle, dans lequel fut ouvert l'hôpital auxiliaire n° 111.


Le journal "Le Moniteur de la Lozère" du 27 mai 1917 signale le tranfert de l'hôpital auxiliaire n° 111 dans le Couvent de l'Adoration :

 
 

mardi 8 avril 2014

La cantine de gare de Saint-Chély-d’Apcher pendant la Première Guerre Mondiale


COMMEMORATION DU CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE

La cantine de gare de Saint-Chély-d’Apcher pendant  la  Première Guerre Mondiale

Cette cantine de gare a été mise en place dès le début des hostilités. Le journal "Le Moniteur de la Lozère" du 22 novembre 1914 nous informe sur l’activité intense du Comité de la Croix Rouge de Saint-Chély-d’Apcher lors du passage des trains de soldats. Pour les collectionneurs, aucune marque n’est connue actuellement sur du courrier éventuel  laissé par des Poilus à la cantine. A noter à proximité de la gare, la présence de l’Hôpital bénévole n° 58 bis situé dans l’Hospice Théophile Roussel ouvert en février 1915 et offrant entre 45 et 50 lits pour soigner les blessés.



 
 
Au premier plan, l'hospice Théophile Roussel au début du 20ème siècle.

lundi 31 mars 2014

Les deux établissements de poste de la commune de Moissac (Lozère) au 19ème siècle


 Les deux établissements de poste de la commune de Moissac (Lozère) au 19ème siècle

La commune de Moissac a la particularité d’avoir la partie haute de son territoire (altitude : 700 mètres) située  autour du village de Saint-Roman-de-Tousque où passe la route de la Corniche des Cévennes et la partie basse (altitude : 270 mètres) située dans la Vallée-Française. Cette partie basse est composée de plusieurs hameaux. C’est là que se trouve la mairie, et plus précisément au Bruc.
En juillet 1858, après de nombreuses demandes réitérées par le Conseil général de la Lozère et par la commune de Moissac, la Poste décida l’ouverture d’un établissement de facteur-boîtier de l’État à Saint-Roman-de-Tousque. Il faut dire qu’à ce moment là,  le Courrier d’entreprise qui acheminait les dépêches en véhicule attelé entre les  bureaux de direction de Florac et de Saint-Jean-du-Gard, desservait le bureau de poste du Pompidou et passait donc par Saint-Roman-de-Tousque.

En 1886, la Poste changea l’itinéraire du Courrier d’entreprise reliant Florac à Saint-Jean-du-Gard. Son nouvel itinéraire passait désormais par la Vallée-Française et par les recettes de Barre-des-Cévennes, Sainte-Croix-Vallée-Française et Saint-Etienne-Vallée-Française. Les habitants et les Conseillers municipaux de la vallée demandèrent le déménagement de l’établissement de facteur boîtier de Saint-Roman-de-Tousque, et son installation en bas dans la vallée. Il s’en suivit alors une vive dispute entre les Conseillers municipaux et les habitants de Saint-Roman et ceux de la vallée. Cette animosité dura jusqu’à ce que le maire de la commune de Moissac décide de financer un deuxième établissement de poste (facteur receveur) établi dans la mairie de Moissac (au Bruc) en avril 1895.
Ce fut le seul cas en Lozère au 19ème siècle où il y eut deux établissements de poste sur la même commune.


§  Partie de la mairie de Moissac située au Bruc où fut établi le bureau de facteur receveur (puis receveur distributeur) de Moissac d’avril 1895 à 1967. L’emplacement de la boîte aux lettres du bureau est visible sous la fenêtre de droite et les barreaux sont restés en place aux fenêtres.  Au dessus des 2 fenêtres, le nom de l’établissement de poste a été enlevé.     (Photo prise en avril 2011)
 
      §    Bâtiment construit en schiste situé à l’entrée du village de Saint-Roman-de-Tousque en arrivant de Saint-Jean-du-Gard et du col de l’Exil, dans lequel fut installé le bureau de facteur boîtier de l'Etat lors de sa mise en activité en juillet 1858.        (Photo prise en avril 2011)
 
 

samedi 1 mars 2014

La poste au Bleymard


L’ÉTABLISSEMENT DE POSTE DU BLEYMARD

 § Le bureau de poste du Bleymard vers 1935. 

§ Et le même bâtiment ci-dessous en juin 2013 (les barreaux sont toujours présents aux fenêtres).
 
La mise en activité du bureau de distribution du Bleymard au 19ème siècle
Un bureau de distribution est mis en activité au Bleymard le 1er juillet 1818. Il est le premier bureau de distribution de Lozère au 19ème siècle. C’est un établissement secondaire qui relève financièrement du bureau de direction de Mende et qui est en correspondance directe avec le bureau de direction de Villefort. Il est desservi lors de son ouverture par les Courriers d’entreprise à pied qui acheminent depuis 1792 les dépêches contenant les objets de correspondance entre Mende et Villefort. La carte ci-dessous montre l’itinéraire suivi en 1832 :
 
§ La route entre Mende et Villefort parcourue par les Courriers à pied en 1832.
 
Lors de la cession annuelle de l’année 1844, le Conseil général forme le voeu d’une modification de l’acheminement :
 
            « Avant le 2 mars 1842, le transport des dépêches de Mende à Villefort se faisait pendant la nuit. Depuis cette époque il se fait pendant le jour ; mais ce nouveau mode a de graves inconvénients pour la correspondance avec les départements voisins et le service rural du bureau de Villefort ; il retarde de 24 heures l’arrivée des lettres à leur destination.
 
            Par ce motif, le Conseil réclame le rétablissement de l’ancien usage ; il observe que le trajet de Mende à Villefort n’est pas plus dangereux que ceux que parcourent les autres Courriers du département, qui tous marchent pendant la nuit. »
Le parcours nocturne effectué à pied par les Courriers d’entreprise relève de l’exploit et mérite notre admiration ! En 1849, le trajet est réalisé par une entreprise de service au moyen d’une voiture publique tirée par des chevaux. Quelques voyageurs sont acceptés à bord avec leurs biens.

Les marques linéaires et timbres à date du bureau de distribution du Bleymard :


§ Premier timbre fourni à la distribution du Bleymard le 1er avril 1819 sur une lettre datée du 5 mars 1826 adressée au Puy (Haute Loire). La taxe est toujours calculée depuis Mende.

  
§ Premier timbre avec le nom du bureau de rattachement limé en mai 1830. Suivant la destination finale des lettres, la taxe est calculée soit de Mende, soit de Villefort. La lettre ci-dessus non affranchie au tarif de proximité pour Mende, est datée du 4 juin 1838.


 
§ Timbre à date type 22 libellé BLAYMARD le 15 juin 1859 sur une lettre adressée à Mende affranchie de proximité. Sa 1ère date d’utilisation connue est d’octobre 1854.
Le timbre à 10 centimes bistre Empire est annulé avec le losage de points petits chiffres 411.

 
 § Affranchissement en numéraire par manque de timbres-poste au tarif de proximité pour cette lettre adressée à Mende. Timbre à date type 24 libellé BLAYMARD le 10 novembre 1870.
 
 
§   Le bureau de poste de proximité du Bleymard en juin 2013.

mercredi 26 février 2014

1893 - Le changement de dénomination des établissements de facteur-boîtier
 

 
Ci-dessous, les premières communes lozériennes susceptibles d'avoir un établissement de facteur receveur en 1893. Si la commune de Fontans n'a jamais eu d'établissement de poste, un établissement de facteur receveur fut créé aux Laubies et le Conseil municipal refusa sa mise en activité.


 

1648 - LE DÉBUT D’UN SERVICE POSTAL DANS LE GÉVAUDAN


1648 - LE DÉBUT D’UN SERVICE POSTAL DANS LE GÉVAUDAN
 
Les représentants des trois ordres et les administrateurs du diocèse de Mende connaissent parfaitement l’importance d’un service postal et d'une route comportant des relais de poste. Ils savent que ces services sont nécessaires et vitaux pour l’essor du commerce et de l’économie du Gévaudan. Lors des séances des États particuliers du Gévaudan de 1644, une première délibération est prise concernant le projet d’établir une messagerie dans le Gévaudan, entre Nîmes et Mende. Pour une raison financière, le projet n’est pas suivi d’effet immédiat. Quatre ans plus tard, les modalités pratiques et financières pour la mise en place d’un « service postal » entre Nîmes et Mende sont réglées. A partir de 1648, un service postal secondaire fonctionne entre Nîmes et Mende.
 
 Extrait du procès-verbal des délibérations des États particuliers du Gévaudan de 1648 :